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Depuis toujours, le
berger conduit son troupeau là où se
trouve l’herbe. Lorsqu’elle est broutée, le
berger déplace son troupeau. Il ne viendrait à l’idée
de personne de parler de transhumance dans notre plat pays picard.
Et pourtant, la transhumance n’est pas spécifique
aux zones de montagne. Elle désigne tout déplacement
saisonnier de troupeaux entre deux zones de pâturages complémentaires
et plus ou moins éloignées.

Le berger en Baie de Somme a pris l’habitude d’emmener
paître les moutons à l’embouchure de la Maye
et de les ramener en Baie de Somme à l’automne.
Il vit ainsi au rythme des marées.
Il conduit ses moutons sur ces terrains découverts par la mer plusieurs heures
par jour où pousse une végétation particulière.
La Baie de Somme offre effectivement un pâturage d’un
type particulier aux moutons, puisque la flore qu’on
y trouve est maritime.
« L’agneau
de pré-salé », un produit typique

Par
agneaux de pré-salé, on désigne des animaux élevés
en bord de mer sur les mollières. Une flore bien spécifique,
alliée au climat marin, donne à la viande une
saveur très caractéristique appréciée
par les connaisseurs.
Vers
une Appellation d’Origine Contrôlée
Depuis
1992, les agneaux de la baie de Somme bénéficient
de la marque « estran, agneau de pré-salé,
gage de qualité pour le consommateur. Depuis 1997, des
démarches de reconnaissance en Appellation d’Origine
Contrôlée « agneau de pré-salé » sont
en cours et devraient très bientôt récompenser
cette production renommée !
Les élevages
respectent un cahier des charges strict, notamment sur les
conditions d’alimentation et particulièrement
sur la durée minimum de pâturage en baie. Les
agneaux pâturent en baie de Somme de mars à novembre.
La production n’est pas permanente, mais saisonnière.
L’agneau
de pré-salé en chiffres
13 éleveurs,
3600 brebis qui pâturent 1200 ha de mollières
et 2000 agneaux commercialisés de juillet à février
uniquement, chez les bouchers et restaurateurs, adhérents à l’association
sous la marque «Estran».
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